Malgré leur grande hétérogénéité, les particules en suspension représentent un indicateur majeur de la qualité de l’air d’un point de vue sanitaire.
En effet, les études leur attribuant une responsabilité dans la survenue d’une vaste gamme d’effets biologiques et sanitaires sont fort nombreuses et cohérentes.
Les particules issues des pots d’échappement des véhicules se caractérisent par leur très petite taille, qui leur confère une aptitude particulière à pénétrer très profondément dans les voies aériennes d’où elles mettront beaucoup plus de temps à être éliminées. Dans la gamme des tailles de ces particules ultra-fines, de l’ordre de 20 à 40% pourront se déposer au niveau alvéolo-intersticiel. D’un point de vue biologique et sanitaire, ces particules ultra-fines sont donc les plus préoccupantes. Les plus grosses particules (> 10 µm) sont retenues par les voies respiratoires supérieures.
Les effets mis en évidence concernent principalement la mortalité cardio-vasculaire et respiratoire à court terme, les atteintes fonctionnelles respiratoires, l’incidence d’épisodes asthmatiques, et divers indicateurs sanitaires (consultations ambulatoires, entrées aux urgences hospitalières...). Les effets des particules fines se manifestent, surtout chez l’enfant, pour des concentrations relativement faibles (< 50 µg/m3), inférieures aux valeurs de référence actuelles de la qualité de l’air. A ces effets mécaniques des particules, on peut rajouter les effets induits par les éléments qu’ils transportent (effets cancérigènes de certains hydrocarbures transportés et émis par les véhicules diesel, effet biologique de certains virus ou moisissures).
Concernant les effets sur la végétation, les particules viennent se fixer dans les stomates, avec accumulation ; il y a perturbation de la photosynthèse puis attaque et destruction des tissus. Les particules entraînent une réduction de la croissance et des nécroses. Concernant les effets sur les matériaux et le patrimoine bâti, les effets de salissure sont les plus évidents.
Les particules fines dans l’air sont mesurées par microbalance.