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Monde / France - la pollution atmosphérique réduit l’espérance de vie publié le : 18 mars 2009

Deux études publiées récemment en France et aux États-Unis mettent en évidence l’impact de la pollution atmosphérique sur la santé humaine.

La première étude menée par l’INVS (Institut de veille sanitaire) et publiée dans son Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) s’est intéressée aux liens à court terme entre la mortalité et les admissions à l’hôpital et les niveaux de pollution atmosphérique dans neuf villes françaises (Bordeaux, Le Havre, Lille, Lyon, Marseille, Paris, Rouen, Strasbourg et Toulouse). Elle confirme l’existence de liens significatifs entre les niveaux de pollution atmosphérique couramment observés et les indicateurs de santé :

  • Le risque de décès toutes causes ou pour causes cardiovasculaire et cardiaque est significativement associé à l’ensemble des indicateurs de pollution étudiés : dioxyde d’azote (NO2), ozone et particules PM10 (de diamètre inférieur à 10µm).
  • Les hospitalisations pour causes cardiovasculaires sont aussi significativement associées aux niveaux de NO2 et de PM10 mais pas à l’ozone.

La seconde étude publiée dans la revue New England Journal of Medicine, indique que réduire l’exposition aux particules atmosphériques très fines permettrait d’augmenter l’espérance de vie. Les auteurs ont montré qu’une diminution de 10 µg/m3 des concentrations atmosphériques de particules PM 2,5 (de diamètre inférieur à 2,5µm) était associée à une augmentation de l’espérance de vie de 5 à 9 mois.