8 campagnes de deux semaines chacune ont été réalisées aléatoirement dans l’année afin de représenter au mieux une année de mesure :
Les niveaux de dioxyde d’azote relevés au cours des huit campagnes sont modérés. Des pointes horaires peuvent être observées : elles sont liées à l’activité humaine à laquelle des conditions météorologiques défavorables à la dispersion des polluants peuvent être associées. En particulier, les activités quotidiennes sont perceptibles à travers l’augmentation des concentrations en air ambiant lors des traditionnelles heures d’affluence automobile.
Les teneurs en poussières en suspension sont également modérées. Elles correspondent aux concentrations relevées sur les sites des agglomérations urbaines de la région Poitou-Charentes. Le profil journalier a montré l’influence de la circulation automobile sur les teneurs en PM10 relevées à Châtellerault. Le site provisoire implanté Cours Blossac présente un comportement pour les poussières en suspension et les oxydes d’azote comparable aux stations fixes de type urbain des agglomérations de La Rochelle, Niort et Angoulême.
Le cas de l’ozone est plus complexe du fait des caractéristiques de cet indicateur de la pollution photo-oxydante. Schématiquement, l’ozone est produit lors de réactions chimiques faisant intervenir les polluants d’origine automobile, réactions chimiques initiées par l’énergie fournie par le rayonnement solaire. Les niveaux d’ozone sont donc comparables sur une large zone. Pour l’ozone, la règlementation exprime des dépassements de valeurs d’exposition : la valeur d’information de la population n’a pas été atteinte tandis que l’objectif de qualité (110 µg/m3 sur 8 heures glissantes) est très certainement atteint de nombreux jours par an à l’image de l’ensemble des sites fixes de mesure sur la région.
Dans ce cas de figure, les valeurs règlementaires sont respectées.