Le ministère de l’Écologie a publié fin juillet le bilan 2008 de la qualité de l’air extérieur en France et les perspectives en matière de lutte contre la pollution atmosphérique.
Ce document souligne notamment que "l’année 2008 se situe dans la continuité des observations des années précédentes, pour la plupart des polluants réglementés, avec une tendance à la baisse pour le dioxyde de soufre (SO2), le monoxyde de carbone et le benzène, et une stagnation, voire une légère augmentation des concentrations de dioxyde d’azote (NO2) en sites ruraux. Les dépassements constatés pour le dioxyde de soufre et le dioxyde d’azote devront conduire à la poursuite des efforts de réduction des émissions engagés. Pour l’ozone (O3), l’été 2008 peu ensoleillé a conduit, à l’instar de 2007 notamment, à des concentrations moins élevées que les années précédentes. Sur le long terme, malgré la baisse des émissions des précurseurs de ce polluant, les niveaux de fond restent toutefois supérieurs à ceux constatés au début des années 90. Par ailleurs, l’année 2008 se caractérise par une légère diminution des concentrations de PM10 par rapport à l’année précédente, qui avait conduit à un nombre très élevé de dépassements de valeurs limites. Néanmoins, plusieurs dépassements subsistent en 2008, et nécessitent la mise en œuvre d’actions de réduction des émissions de particules et de leurs précurseurs. Afin de mettre en œuvre de telles mesures et compte tenu des enjeux sanitaires, un "plan particules" a été élaboré à la suite du Grenelle de l’Environnement. Ce plan particules figure désormais dans le deuxième Plan National Santé Environnement rendu public le 23 avril 2009. Ce plan devra permettre d’atteindre l’objectif de qualité de l’air pour les particules fines qui a été décidé dans le cadre du Grenelle de l’environnement ; cet objectif est plus ambitieux que celui fixé par la nouvelle directive européenne sur l’air ambiant du 21 mai 2008."
Ce bilan a été établi notamment à partir des données transmises par les associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (AASQA) à la BDQA (base nationale de données sur la qualité de l’air). Il complète celui dressé en début d’année par le Commissariat général au développement durable, qui indique que "la qualité de l’air des villes françaises s’est globalement améliorée depuis 2000, au vu des teneurs de 4 polluants. La baisse des concentrations en SO2 contribue beaucoup à cette amélioration. À l’opposé, les teneurs en ozone (O3) restent au-dessus de leur niveau de 2000. Les concentrations en NO2 sont en légère baisse, surtout dans les agglomérations de plus d’un million d’habitants. Aucune tendance significative n’est observée pour les particules PM10. La dégradation observée en 2003 est attribuable à des conditions météorologiques particulières."