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Roumazières-Loubert
Evolution de la pollution de l’air par les fluroures

Entre 1998 et 2003, la moyenne annuelle en fluor diminuait de 2.18 µg/m3 à 0.17 µg/m3. En 2004 avec 0.16 µg/m3, les mesures montraient des niveaux stables par rapport à 2003. Les niveaux relevés ne justifiaient plus un suivi en continu des concentrations de fluor dans l’air ambiant. Depuis 2005, ATMO Poitou-Charentes réalise donc un suivi des concentrations de fluorures à partir de plans d’échantillonnage, c’est-à-dire de campagnes de mesures réparties sur l’année.

Evolution des rejets en fluorures à roumazières-Loubert depuis 1998

Les mesures selon des plans d’échantillonnage permettent d’appliquer aux résultats des campagnes de mesures une analyse statistique basée sur la théorie des plans de sondage stratifié. Cette technique permet d’accéder à une moyenne annuelle en lui associant une incertitude due au fait que les mesures n’ont pas été continues sur l’année.

Un plan d’échantillonnage est défini par deux paramètres : le nombre de campagnes à répartir sur l’année et la durée de chacune des campagnes. Le plan de sondage retenu depuis 2005 pour le suivi des concentrations de fluorures sur Roumazières-Loubert est :

  • 5 à 6 campagnes de mesures à répartir sur l’année
  • Chacune des campagnes est réalisée sur 13 jours

Les résultats sur l’année 2007

En 2007, la moyenne annuelle estimée des concentrations de fluorures dans l’air ambiant (0.23 µg/m3) reste équivalente aux moyennes obtenues depuis 2003. Ceci est cohérent avec la baisse des rejets relevés chez les industriels.

La valeur moyenne de 1 µg/m3 recommandée par l’OMS est très largement respectée.

Les concentrations relevées sont souvent très faibles, avec 86% des valeurs inférieures à 0.5 µg/m3.

En 2007 l’influence des sites industriels sur les concentrations en fluor dans l’air ambiant est très faible. Seule la campagne de juin met en évidence une influence avec notamment 3 valeurs supérieures à 1 µg/m3 lorsque le point de mesure est majoritairement sous les vents des tuileries (certainement dus à des problèmes techniques signalés par les industriels).