Les Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) sont des composés formés de 4 à 7 noyaux benzéniques. PLusieurs centaines de composés sont générés par la combustion des matières fossiles (notamment pas les moteurs diesels) sous forme gazeuse ou particulaire. Le plus étudié est le benzo(a)pyrène. Le risque de cancer lié aux HAP est l’un des plus anciens connus.
Les HAP sont des composés très liposolubles qui sont adsorbés par les poumons, l’intestin et la peau. Une fraction importante des HAP inhalés est rejetée dans l’air selon un processus diphasique : élimination rapide (de l’ordre d’une heure) puis lente. L’importance de cette fraction rejetée ainsi que la vitesse de la phase d’élimination lente varie avec le support des HAP : suies ou HAP adsorbés sur des particules.
Une fraction des HAP inhalés pénètre dans l’organisme soit par l’intermédiaire des cellules de l’épithélium bronchique où le métabolisme prend place, soit au niveau alvéolaire.
Lors des expositions par voie orale, les HAP sont rapidement absorbés au niveau intestinal.
Des études chez le rat ont montré que 30 à 50 % de faibles doses sont rapidement absorbés et qu’une majeure partie est rapidement métabolisée au niveau du foie.
Les HAP peuvent pénétrer dans l’organisme par la peau. Cela a été démontré en expérimentation animale et chez l’homme des bilans d’exposition et l’utilisation de marqueurs biologiques montrent que la voie cutanée n’est pas négligeable dans certains emplois exposant aux HAP.