La ville de Châtellerault est traversée par deux axes de trafic important : l’autoroute A10 et la nationale N10. La part des émissions liées au trafic est donc relativement importante en comparaison de la moyenne régionale ou d’autres villes de taille équivalente. Les valeurs d’émissions par habitant sont donc plus élevées sur Châtellerault pour les NOX, CO et COVNM, polluants majoritairement émis par le trafic routier.
Oxydes d’azote NOX
La première source d’émissions d’oxydes d’azote sur la ville de Châtellerault est le transport routier (78.5% des émissions en tonnage dont 42.5 % proviennent des véhicules particuliers essence). Le second secteur responsable d’émissions importantes de NOx est le résidentiel avec 9 % des émissions totales de NOx liées au chauffage.
Dioxyde de soufre SO2
Le dioxyde de soufre est généralement associé à une pollution d’origine industrielle, en raison principalement des consommations en fioul lourd, coke et charbon du secteur. Les émissions de SO2 sur la ville sont faibles et sont liées à l’activité industrielle (44.6 %). Le secteur résidentiel, avec 33.2% des émissions est le second émetteur de SO2 de Châtellerault. Les émissions sont avant tout très largement liées aux consommations de fioul pour le chauffage, qui représentent 85.7% des émissions de SO2 du secteur résidentiel.
Composés Organiques Volatils Non Méthaniques COVNM
Les Composés Organiques Volatils Non Méthaniques sur la ville sont pour plus des deux tiers émis par les industries (68.5 %), et plus particulièrement en raison de l’utilisation de solvants (colles, vernis, peinture). Le second secteur émetteur de COVNM est celui des transports routiers en raison de la combustion des carburants mais aussi des évaporations d’essence.
Monoxyde de carbone CO
Près de 65 % des émissions de monoxyde de carbone sont liées aux transports routiers. Ce sont principalement les véhicules essence qui émettent du CO (près de 70% des émissions de CO du secteur sont liées aux véhicules essence).
Les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES)
On estime les émissions de GES à partir des émissions de méthane (CH4), de protoxyde d’azote (N2O) et de dioxyde de carbone (CO2), auxquels on applique des coefficients tenant compte de leur action respective sur le réchauffement global. Les émissions de GES sont exprimées en Tonne équivalent CO2 (Teq CO2). Le principal gaz à effet de serre est le dioxyde de carbone, qui représente 90 % des émissions totales de GES sur la ville. Les deux secteurs qui émettent le plus de GES sont le secteur résidentiel (37%) et les transports (35%). 52% des émissions du secteur résidentiel sont liées aux consommations de gaz naturel, le combustible le plus largement utilisé pour le chauffage des logements de la ville. Les émissions du secteur routier sont très concentrées autour des deux principaux axes routiers, puisque l’A10 et la N10 représente respectivement 14% et 9% des émissions de GES de la ville.