Etudes près des industries

2010 - Unité de Valorisation Energétique de Poitiers

publié le : 14 janvier 2011
Depuis 2006, ATMO Poitou-Charentes réalise pour le compte de La Communauté d’Agglomération du Grand Poitiers (CAGP) un suivi annuel de l’impact de l’Unité de Valorisation Energétique (UVE) de Poitiers sur son environnement.  De même que les années précédentes, les mesures ont porté sur les dioxines et furannes dans l’air ambiant, les retombées atmosphériques, les lichens et le lait de vache, ainsi que sur les métaux lourds dans l’air ambiant. Les résultats des campagnes de 2010 montrent cette année encore que l’impact de l’incinérateur est faible pour l’ensemble des polluants et matrices étudiés. Mesure des dioxines et furannes dans les retombées atmosphériques L’impact de l’UVE sur les dioxines et furannes est donc en 2010 peu décelable dans les retombées atmosphériques. Sur l’ensemble des sites de prélèvement, les concentrations sont au maximum de 1.1 pg ITEQ/m2/jour, soient des valeurs assimilables à un niveau de fond. Mesure des dioxines et furannes dans l’air ambiant L’impact de l’incinérateur est donc peu décelable sur la présence des dioxines et furannes dans l’air ambiant. La comparaison des valeurs mesurées cette année avec celles mesurées par d’autres AASQA montre que les concentrations peuvent s’apparenter à un niveau de fond rural. Mesure des dioxines et furannes dans les lichens La valeur mesurée cette année est proche des niveaux les plus bas mesurés dans les lichens en France, d’après la synthèse réalisée sur les données des AASQA. Mesure des dioxines et furannes dans les légumes Les valeurs sont très inférieures au seuil d’intervention prévu dans les aliments par la commission européenne. Mesure des dioxines et furannes dans le lait de vaches Les valeurs prélevées dans le lait de vache en 2010 sont peu élevées et très largement inférieures au seuil fixé par la commission européenne. Mesure des métaux lourds Quelle que soit la campagne ou l’élément considéré, les valeurs restent faibles et proches du fond mesuré en 2006 pendant l’arrêt de l’incinérateur. On peut conclure cette année encore que l’impact de l’incinérateur sur la présence dans l’air des métaux lourds est faible et peu décelable.