Etudes en milieu urbain

2010 - Etude de l’impact de la déviation de Thouars - phase II

publié le : 20 octobre 2010

Suite à des plaintes de riverains concernant les nuisances occasionnées par la déviation de Thouars, la mairie de la ville a souhaité qu’ATMO Poitou-Charentes réalise des mesures de qualité de l’air autour de la voie incriminée. Une première campagne de mesure préliminaire avait été menée en automne 2009. Les analyses avaient révélé des concentrations supérieures à la valeur limite (valeur 2010) et l’objectif de qualité pour le NO2 durant la période de mesure sur certaines portions de voie.

La comparaison n’était qu’indicative puisque les valeurs réglementaires ne sont applicables qu’à l’échelle annuelle. Il a donc semblé nécessaire de poursuivre l’étude pour estimer les concentrations annuelles aux abords de la déviation. Afin de réduire au maximum la durée des mesures, l’estimation des moyennes annuelles a été réalisée à l’aide de travaux de modélisation portant sur le dioxyde d’azote et les particules fines. L’étude menée à l’échelle annuelle aux abords de la déviation a montré que les valeurs réglementaires sont respectées en tout point de la zone d’étude pour les deux polluants majeurs en proximité du trafic : le dioxyde d’azote (NO2) et les particules fines (PM10). Les valeurs les plus élevées atteignent les 38 μg/m3 pour le NO2 mais elles sont cantonnées sur une zone très limitée et centrée sur la voie. Les concentrations moyennes annuelles sont de l’ordre de 24 μg/m3 sur les habitations les plus proches. L’étude des transects montre que l’influence du trafic n’est sensible que sur une centaine de mètres de part et d’autre de la déviation. Les valeurs les plus élevées pour les PM10 ne dépassent pas 26 μg/m3 et, de même que le NO2, restent localisées au niveau de la voie. L’influence du trafic sur les concentrations de PM10 s’étend moins loin que pour le NO2 : au delà de 50 mètres de la déviation, les concentrations atteignent un niveau proche du fond.