Etudes près des industries

2010 - CALITOM - Bilan annuel de l’observatoire des odeurs (Ste Sévère - 16)

publié le : 9 juin 2011

Le Syndicat de Valorisation des Déchets Ménagers de la Charente, dit CALITOM, dont les compétences s’étendent de la collecte au traitement, a été créé en décembre 1997. Le territoire « Collecte » couvre 352 communes et 194 000 habitants. Le territoire « Traitement » couvre 390 communes et 240 000 habitants. Le site est aujourd’hui conforme à la réglementation (suivi régulier des piézomètres, analyses sur les rejets de la torchère, suivi des perméats, analyses IBGN sur les cours d’eau récepteurs), CALITOM organise régulièrement des visites et tient informé la CLIS qui se réunit au minimum une fois par an. Dans un souci d’amélioration continue, engagée par la mise en place de la norme ISO 14001 en cours sur le site, et suite à de nombreuses plaintes de riverains concernant des nuisances olfactives issues du site, CALITOM a mis en place depuis fin 2008 un observatoire des odeurs. Chaque mois, pendant 1 semaine, les riverains font jusqu’à 4 observations par jour, selon des tranches horaires définies, indiquent s’ils ont senti ou non des odeurs et, le cas échéant, tentent de les caractériser.

Pour les 14 observateurs retenus, le nombre d’observations réalisées en 2010 est de 167. Pour les 1670 observations de l’année 2010, on recense : 121 observations avec une perception d’odeurs soit 7.2%, 1549 observations sans une perception d’odeurs. D’après les observateurs, plus de 90 % des odeurs perçues ont pour origine le « pôle déchets ». Les observateurs sont invités à caractériser plus précisément l’origine de la gêne lorsque l’odeur semble provenir du « Pôle Déchets ». Le biogaz est incriminé dans plus de 85 % des cas.

L’arrêté du 12 février 2003 définit un indice de gêne en fonction de deux sous-indices : l’indice de fréquence et un indice de nuisance. Le confort olfactif est : mauvais pour 1, dégradé pour 2, passable pour 5, bon pour 6 observateurs.

Cependant à ce stade de la connaissance de l’impact olfactif du « pôle déchets », il semble que la perception d’odeur, identifiée par les observateurs comme une odeur liée au biogaz soit plutôt la résultante d’émissions diffuses en constante sur le site.