Etudes à l’intérieur des bâtiments

2007 - Etude exploratoire : Quelle qualité de l’air intérieur dans 6 écoles de l’agglomération de Niort de mars à juin 2007 ?

publié le : 20 octobre 2009

En France, ces dernières années, la manifestation de troubles de santé non spécifiques (maux de tête, nausées, vertiges…) dans des écoles a conduit à s’interroger sur la possible contribution de la qualité de l’air intérieur. Plusieurs études menées sur le sujet ont mis en évidence des niveaux non négligeables de pollution intérieure dans les écoles et des systèmes de ventilation souvent défectueux, voire inexistants.

Cette étude a été mise en place suite à une demande de la Communauté d’Agglomération de Niort, afin d’obtenir un premier aperçu de la qualité de l’air intérieur dans 6 écoles du territoire niortais. Les 6 écoles ont été choisies parmi un panel d’écoles maternelles et élémentaires. Elles correspondent à des environnements de types urbain, périurbain ou rural.

Les polluants surveillés au cours de cette étude sont ceux habituellement recherchés en air intérieur : les composés organiques volatils et les aldéhydes. En effet ces polluants gazeux sont caractéristiques des activités réalisées en air intérieur et des matériaux utilisés aussi bien pour le revêtement mural ou au sol, que pour le mobilier. Dans le cadre de cette étude, des mesures de dioxyde d’azote par échantillonneurs passifs ont également été réalisées.

Concernant les composés organiques volatils, on note au cours de cette étude des teneurs basses en benzène, polluant classé cancérigène. Les composés dont les concentrations sont les plus importantes sont le toluène, le n-décane, le n-undécane, et les trois isomères du xylène. Les données relevées en styrène et toluène sont basses par rapport aux valeurs recommandées, sur une semaine, par l’Organisation Mondiale de la Santé (260 µg/m3 sur une semaine). Aucune particularité d’une école par rapport aux autres ne semble se dégager. On pourra noter néanmoins l’influence que peuvent avoir les activités sur l’air intérieur.

Concernant les aldéhydes, le formaldéhyde, butanal et hexanal sont les aldéhydes les plus abondants en concentrations dans l’air des 6 classes étudiées. On note que les niveaux en formaldéhyde et autres aldéhydes étudiés dans cette étude exploratoire sont comparables aux valeurs retrouvées dans la bibliographie. L’exploitation des données obtenues au cours de cette étude semble montrer des affinités de polluants et d’écoles : on distingue ainsi des polluants dont les niveaux sont stables ou en baisse en passant de l’hiver au printemps (propanal, acroléine, butanal) et les 6 autres aldéhydes, dont le formaldéhyde, surveillés dont les niveaux sont en hausse. On peut également constater que les revêtements notamment muraux et l’aération des pièces par ouverture des fenêtres jouent un rôle important concernant les niveaux de pollution observés.

À la suite de ces conclusions, il apparaît qu’aucune classe dans les 6 écoles visitées de l’agglomération niortaise ne respecte la valeur guide de 10 µg/m3 applicable à long terme (Afsset). C’est le cas d’un grand nombre des logements et écoles.