Année de référence des calculs : 2003
La qualité de l’air résulte d’un équilibre complexe entre les apports directs de polluants émis dans l’air, ce qu’on appelle les émissions de polluants, et toute une série de phénomènes auxquels les polluants vont être soumis une fois dans l’atmosphère : transport, dispersion (vents et turbulences à l’origine de la dilution des émissions), dépôt et enfin transformations chimiques (par exemple sous l’effet du rayonnement solaire comme la production d’ozone estival à partir d’oxydes d’azote et d’hydrocarbures).
C’est pourquoi il ne faut pas confondre les concentrations dans l’air ambiant de polluants (exprimées par exemple en µg/m3), qui caractérisent la qualité de l’air respiré, et les émissions de polluants (dont les quantités sont exprimées en, kg, tonne,...) rejetées par une source donnée (une cheminée, un pot d’échappement) pendant une durée déterminée (heure, année,...).
Un inventaire ou cadastre des émissions est une évaluation de la quantité d’une substance polluante émise par une source donnée pour une zone géographique et une période de temps donnée. L’objectif de l’inventaire est de recenser la totalité des émissions atmosphériques non négligeables en quantité, qu’elles proviennent de sources naturelles ou anthropiques. Il s’agit bien d’estimations réalisées à partir de données statistiques, et pas de mesures. Ce rapport présente le bilan des émissions liées à l’agriculture pour l’année 2003, réactualisation du bilan des émissions déjà réalisé pour l’année 2000.