Afin de caractériser et de quantifier le plus précisément possible l’impact du site niortais d’Arizona Chemical, ATMO Poitou-Charentes a mis en place un dispositif temporaire de mesure de la qualité de l’air à proximité de l’usine. Ce dispositif a été installé pendant une période de quatre mois (novembre 2005 à février 2006). Il a permis de mesurer les polluants suivants : dioxyde de soufre, hydrogène sulfuré, oxydes d’azote, poussières, monoxyde de carbone, dioxines et furannes, fluorures, métaux lourds et un certain nombre de composésorganiques volatils.
Les résultats de l’étude montrent que l’activité d’Arizona Chemical n’a pas d’influence sur les concentrations d’hydrogène sulfuré, de monoxyde de carbone, de dioxines et furannes. Un léger impact a été identifié pour le dioxyde de soufre et les oxydes d’azotes en raison de l’activité des chaudières. Un impact a également été mis en évidence pour les fluorures et les métaux lourds (vanadium et nickel essentiellement) dont la source serait l’oxydeur thermique. Pour ces quatre type de polluants, l’impact reste faible en comparaison avec les valeurs réglementaires ou les valeurs de référence. Un impact plus important a été identifié sur les poussières. Il est dû à l’installation de broyage de colophane et à l’activité générale de l’usine. Un dépassement de valeur réglementaire a été observé le 6 décembre 2005, alors que les conditions météorologiques étaient particulièrement favorable à l’accumulation des poussières.
Concernant les composés organiques volatils, l’usine n’a pas d’influence sur les concentrations de benzène et de 1,2,4-triméthylbenzène. L’activité d’Arizona Chemical semble être la principale source d’éthylbenzène, de toluène, de styrène et de xylène dans la zone industrielle. Le stockage et l’évent collectif du processus de fabrication seraient responsables du rejet des quatre composés, les ateliers seraient également responsables de l’émissions de xylène et de styrène. Les concentrations mesurées restent inférieures aux valeurs de référence.